Education Enfance et famille

Protection maternelle et infantile de la famille

Première compétence du Département, la Solidarité est aussi une de ses priorités, affirmant ainsi son rôle de chef de file des politiques d’action sociale conduites sur l’ensemble de son territoire.

Pour la petite enfance, les jeunes et les familles, le Département s’engage et agit avec des services portants sur la protection maternelle et infantile (PMI), la prévention de la maltraitance et la prise en charge et l’accueil des enfants confiés à l’Aide sociale à l’enfance, pour citer un exemple en 2018 c’est près de 1 800 enfants ont bénéficiés d’une mesure de protection de l’enfance et plus de 1 100 sont accueillis au titre de l’Aide sociale à l’enfance.

(Ces actions mobilisent des moyens financiers et humains importants pour la réalisation de cette politique obligatoire).

Des actions concrètes et individualisées

Conforter le travail préventif de la maternité à la parentalité.

Le Département optimise et renforce les dispositifs de prévention précoce en périnatalité :
Les équipes pluridisciplinaires de protection maternelle et infantile (PMI), placé sous l’autorité du Conseil Départemental, interviennent au sein des Maisons du Département pour la prise en charge de la santé globale de la famille, des femmes enceintes dès la grossesse pour un suivi physique et psychologique, des nouveau-nés, des enfants.

En 2018, par exemple c’est 844 futures mères ont été rencontrées dont 38 mineures, 1 870 visites à domicile,  151 actions collectives de préparation à la naissance, 2 616 consultations, 213 familles ont été rencontrées à la maternité dans le réseau périnatal Ville-Hôpital-PMI.

Le service de PMI a reçu :
3 454 déclarations de grossesse,
3 126 avis de naissance.

Soutenir l’exercice de la fonction parentale de façon individuelle et collective :
Dès la naissance, les infirmières puéricultrices proposent un accompagnement individuel des familles.
En complément, des actions collectives (ateliers motricité, atelier lecture, atelier « toucher-masser »,...), de soutien à la parentalité sont proposées en proximité.

Promouvoir la santé comme outil global de prévention :

Les Centres de planification et d’éducation familiale (CPEF) visent à favoriser la régulation des naissances, à informer sur la contraception, la sexualité, les infections sexuellement transmissibles et à prévenir les violences faites aux femmes. Ces informations sont données à tous les publics. En 2018 c’est 6 432 consultations dont 1 318 consultations auprès de mineures, 3 082 entretiens, et 309 séances d’information collectives réalisées.

Les consultations médicales en faveur des enfants de moins de 6 ans permettent le suivi du développement de l’enfant, le dépistage des handicaps et la vaccination. En 2018 ce sont 2 961 examens médicaux dont 2 526 pour des enfants de moins de 2 ans et 2 004 vaccinations effectuées.

Les 3 Centres d’Action Médico-Sociale Précoce (CAMSP) du Tarn ont pour mission le dépistage, le diagnostic, la prise en charge précoce des enfants de moins de 6 ans en situation de handicap. Ils sont financés à hauteur de 20%, par le Département, en complément des budgets de l’ARS.

Les bilans de santé dans les écoles maternelles :
Le premier bilan de santé (il comprend un bilan infirmier en présence des parents et éventuellement un bilan médical) pour les enfants âgés de 3 à 4 ans permet un dépistage des troubles d’adaptation, d’ordre physique, psychologique, sensoriel ou des troubles des apprentissages, à un âge clé du développement. Pour l’année scolaire 2017-2018 il y a eu 467 enfants orientés pour troubles visuels, 408 enfants pour troubles auditifs, 319 pour troubles du langage et 100 enfants pour troubles du comportement.

Contribuer à l’amélioration de l’offre d’accueil du jeune enfant et réduire les inégalités territoriales

La création, la transformation des établissements et services d’accueil de jeunes enfants ainsi que l’agrément et le suivi des assistants maternels constituent deux missions du Département, avec pour objectif de garantir le bon développement physique, psychique de l'enfant et son bien-être.
En 2018 c’est 2 530 places réparties dans les 114 établissements d’accueil de jeunes enfants et 4 171 places chez les 1 379 assistants maternels.

Mieux repérer et traiter les situations d’urgence.

Améliorer le traitement des informations préoccupantes.
Issue de la loi du 5 mars 2007, réformant la protection de l’enfance, la Cellule départementale de Recueil et de traitement des Informations Préoccupantes (CRIP) a pour missions d’enregistrer, de traiter et d’évaluer toutes les informations relatives à un mineur en danger ou en risque de l’être.

Assurer la mission d’accueil d’urgence.
Le Foyer Départemental Enfance Famille accueille en urgence les mineurs âgés de 2 à 17 ans confiés au service de l’Aide sociale à l’enfance par mesure administrative ou judiciaire, 24 h sur 24 h et 365 jours par an,  en 2018 nous avons accueillis 23 enfants sur l’unité 2-7 ans, 33 mineurs sur l’unité filles 8-17 ans et 40 mineurs sur l’unité garçons 8-17 ans.

Mettre à l’abri et évaluer la situation d’isolement et de minorité des jeunes se présentant comme mineurs non accompagnés.
Cette évaluation des jeunes qui se présentent dans le département du Tarn est confiée au Dispositif Expérimental d’Evaluation (DEE 81) géré par l’Association Nationale de Recherche et d’Action Solidaire (ANRAS). En 2018 ce sont au total 277 jeunes qui se sont présentés sur le territoire du Tarn.

Adapter et diversifier les modalités d’accueil et d’accompagnement des enfants et de leurs familles.

Les services départementaux instruisent les demandes d'agrément en vue de l'adoption d’un enfant pupille de l’Etat ou d’une adoption à l’international. En 2018, 16 agréments ont été délivrés, 2 adoptions d’enfants pupilles ont été réalisées, 5 adoptions à l’international, et 75 candidats à l’adoption tarnais étaient en attente de concrétisation de leur projet.

Améliorer l’accueil des femmes enceintes ou du/des parent(s) avec enfant de moins de 3 ans.
Afin d’éviter la séparation des enfants de moins de 3 ans de leurs parents, le Foyer Départemental Enfance Famille accueille et accompagne des jeunes mères et des pères au sein du Centre maternel de Lavaur ainsi qu’en appartements à Lavaur et à Albi.
Faisant le constat de l’évolution des cellules familiales, le service a adapté son accompagnement et s’est ouvert récemment à l’accueil des pères et des couples sur les appartements. Ces services s’adressent aux parents mineurs ou majeurs. En 2018, 30 mères, 3 pères et 43 enfants ont bénéficié d’un accueil.

Adapter l’accueil familial.
Le Département a mis en place une formation initiale obligatoire en deux temps, une première phase préparatoire à l’accueil de l’enfant et une seconde phase d’adaptation à l’emploi qui permet aux intéressés de présenter le diplôme d’État d’assistant familial. Ainsi, le Département emploie 269 assistants familiaux qui accueillent dans le cadre de la protection de l’enfance 430 enfants.

Renforcer les dispositifs constituant une alternative au placement.
Les services d’aide et de maintien à domicile garantissent la protection des mineurs dans son environnement de vie et valorisent les compétences parentales. L’intérêt du dispositif réside dans la capacité d’accompagner un jeune et sa famille à domicile en proposant les interventions coordonnées de professionnels et adapté au projet pour l’enfant, capable d’intervenir 7/7jours. Ce travail de collaboration doit permettre d’éviter une dégradation accrue de la situation et un éventuel placement du jeune. Il permet ainsi de construire un projet de soutien à partir des compétences de la cellule familiale dans un souci de coéducation.

Diversifier les modalités d’accueil et d’accompagnement en établissement.
L’ensemble des mesures d’accueil au titre de l’Aide sociale à l’enfance ont pour objectif de protéger des mineurs en danger ou en risque de danger au sein de leur cellule familiale, de travailler à la restauration du lien afin d’envisager autant que possible un retour sécure au sein de la famille. Dans le cadre de la diversification des modes de prises en charge, les déclinaisons de services sont multiples et adaptées aux profils des jeunes : internat, semi-autonomie, appartements, accueil de jour, lieux de vie et d’accueil non traditionnels.