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ENTRACTE 2 "Les loisirs au temps des Guérin"

Exposition
Du  13/05/2017  au  30/10/2017
Château-musée du Cayla - Andillac

 De Paris à Andillac, de Maurice de Guérin à sa sœur Eugénie, cette exposition présente un kaléidoscope des loisirs et divertissements au XIXe siècle.

Dans la première partie sont évoqués les lieux de divertissements fréquentés par Maurice de Guérin et son ami Jules Barbey d’Aurevilly à Paris : cafés, théâtres, boulevards, spectacles musicaux et d’art lyrique… écrits et critiques de pièces auxquelles ils ont assisté sont confrontés à des estampes et des gravures du Charivari représentant des pièces, des acteurs et leurs publics. La première moitié du XIXe siècle connaît en effet un véritable engouement pour la musique et l’art du chant. La place consacrée dans la presse aux comptes rendus des représentations et aux artistes eux-mêmes constitue un fait d’époque. Dans une soif de divertissement, les théâtres lyriques attirent un public nombreux sous la restauration et la Monarchie de Juillet.
Les grands boulevards sont le centre de la vie parisienne. C’est le lieu de flânerie entre la Madeleine et la place de la Bastille où le Tout Paris se retrouve, aux confins du Paris populaire. La fréquentation assidue des Boulevards permet d’être au fait des dernières modes. L’art dramatique est le loisir préféré des Parisiens. Les derniers potins animent les conversations et les costumes des actrices font la nouveauté vestimentaire. Un mode de vie dont les textes de Barbey dans les Mémoranda, et ceux de Guérin dans le Cahier Vert ou les correspondances se font écho.

Dans la deuxième partie de l’exposition, l'ambiance change. Au Cayla, à la campagne, les sources de divertissement sont bien différentes. Les jeux et amusements qu’Eugénie et sa famille pratiquaient sont déclinés : canivet et autres travaux de dame, lecture, écriture, promenade, chasse, spectacles de curiosité en ville…
Cette partie de l’exposition s’appuie sur des extraits du Journal d’Eugénie, des objets de la collection du musée et des tableaux prêtés par des musées régionaux. Le fil conducteur de cet espace est la contemplation et le paysage sonore et sensitif d’Eugénie.
04/06/1838 : « Flageolet, hautbois, grosse caisse, rossignols, tourterelles, loriots, merles, pinsons, belle et grotesque symphonie du moment. C’est, en l’honneur de la fête votive, la bruyante musique d’Andillac qui retentit jusqu’ici et se mêle à celle des oiseaux. Au moins ne manquons nous pas de concerts dans nos champs ; tu aimes ceux de Paris sans pouvoir y aller toujours, et moi, sans y aller, je m’y trouve ; […] »
Septembre 1838 : « Visites, bruit de chasse au Cayla, et nous travaillant avec Euphrasie dans l’embrasure d’une fenêtre de la salle. J’aime fort cet à-part et d’entendre causer plus loin, et de dire un mot de temps en temps qui vous lie à la causerie. Je suis si occupée à mon petit trousseau de voyage, qu’il n’y a pas moyen d’écrire ni de lire. »

Dans la troisième partie de l’exposition, deux plasticiennes contemporaines, Joëlle Thabaraud et Sylvie Tubiana, revisitent les loisirs des Guérin par la figure de la Vanité et de la Chasse au travers de livres-objets et d'installations photographiques.
L'œuvre de Sylvie Tubiana repose sur la projection d'images fixes ou mobiles, partant du principe que toute surface fait écran. Les photographies présentées au musée, ainsi qu'une vidéo et une installation in situ, s'inscrivent dans ce cheminement artistique. L'image projetée du corps a donné naissance à la série "Hybridations", évocation du Centaure de Maurice de Guérin, homme et bête mêlés... Sylvie Tubiana a également créé une deuxième série, "Apparitions", en osmose avec la nature : images de cerfs projetées sur les arbres, les feuillages en lisière de forêt, la prairie, les chemins...
Après son diplôme des Beaux-arts, obtenu en 1975, Joëlle Thabaraud s'oriente vers la création de grandes tapisseries en volume. Dans les années 80, elle réalise de nombreuses miniatures textiles avec pour base technique le tissage auquel elle adjoint des matériaux multiples et variés. En 1983, elle réalise ses premiers livres textiles, livres tissés rebrodés avec toutes sortes d’applications. Actuellement elle crée des boîtes reliquaires dans lesquelles se mêlent tissus, galons et petits objets arrachés à la destruction.

L'ENSEMBLE DE LA PROGRAMMATION 2017 EST CONSULTABLE ICI :https://fr.calameo.com/read/004723399e6d4b0ecbf5c

Renseignements :
Château-musée du Cayla - Andillac
Ouvert tous les jours (sauf le mardi) de 10h à 12h et de 14h à 18h
Téléphone : 05 63 33 01 68
Mél : musee.cayla(at)tarn.fr
Site internet :  http://musee-cayla.tarn.fr
Facebook : 5 M - Les Musées du Département du Tarn