Ignorer les commandes du Ruban Passer au contenu principal

Lancement rapide

Tarn.fr > Fr > Actualités > Point sur le projet de retenue de Sivens

Point sur le projet de retenue de Sivens

16/01/2015
L’ÉTAT RECONNAIT L’UTILITÉ D’UNE RETENUE À SIVENS
 
Ségolène Royal, ministre de l’écologie, vient de rendre public le rapport d’expertise définitif concernant le projet de création de la retenue de Sivens.
 
Ce rapport s’inscrit dans une démarche de médiation proposée personnellement par la ministre dès le mois de septembre 2014 et acceptée par le Département du Tarn dans un contexte particulièrement tendu avec les opposants et alors même que les travaux avaient déjà commencé.
L’impossibilité de poursuivre tout chantier sur le site, constatée par l’Assemblée départementale à l’issue du drame survenu le 26 octobre dernier, a conduit la ministre à mandater une nouvelle fois une « mission pour un projet de territoire du bassin du Tescou ».
 
L’État ayant déjà déclaré d’intérêt général et d’utilité publique le projet de retenue de Sivens en 2013, a souhaité ainsi prendre ses responsabilités.
 
Le Département constate que les rapports successifs ont tous conduit à la reconnaissance sans ambiguïté d’un réel besoin en eau dans la vallée du Tescou, tant pour le maintien d’un bon état écologique que pour la compensation des usages agricoles. Ils ont également admis que ces besoins ne pouvaient être couverts que par des solutions de gestion collective de ressources de substitution, et dans le cadre d’un projet de territoire équilibré.
 
Au-delà de ce constat, partagé par tous, le rapport ne retient que deux solutions parmi les cinq initialement examinées dans les restitutions intermédiaires et souligne surtout qu’  « un ouvrage sur le site de Sivens est nécessaire ». Il propose la réalisation d’un réservoir de 750 000 m3 d’eau (à 10 % près) situé en amont de l’emplacement initial ou la mise en place progressive d’un ensemble d’ouvrages de plus petite taille sur des sites divers.
 
Aujourd’hui le Département du Tarn prend acte de l’alternative entre 2 solutions imposées par l’État. Il note que celle de la retenue d’eau sur le site de Sivens, décalée et sous dimensionnée, reste la moins coûteuse et la plus efficace pour répondre aux besoins du territoire et utiliser au mieux les acquisitions foncières et travaux déjà réalisés. Son déplacement à quelques mètres de l’emplacement initial démontre également une volonté d’apaisement vis à vis des opposants et permet une réduction significative de l’impact sur la zone humide du Testet.
 
L’Assemblée départementale a indiqué le 31 octobre dernier qu’elle suivrait les préconisations de la mission ministérielle. Il lui appartient désormais, en sa qualité de maître d’ouvrage, de se prononcer dans les prochaines semaines sur les suites à donner. Cette décision prendra en compte, en priorité, les attentes légitimes d’un territoire meurtri par des événements violents dont il a été la victime involontaire, et dont les réels besoins en eau ont été constatés par tous.
Pour autant, des réponses claires et rapides doivent être apportées aux interrogations majeures que sont le devenir des autorisations actuelles, la prise en charge financière des dépenses déjà réalisées, la garantie d’obtention d’aides publiques, et, avant tout, la fin de l’occupation illicite du site de Sivens.
 
La Collectivité, toujours attachée à privilégier l’intérêt départemental, a inscrit son action en faveur d’un projet de territoire équilibré entre qualité de vie et développement économique. Son objectif a toujours été d’accompagner les femmes et les hommes qui vivent dans cette vallée et qui œuvrent au quotidien pour préparer l’avenir.